Notre collègue, Karine a participé le mois passé au « Dodentocht » de Bornem. Comme motivation supplémentaire pour atteindre le but final, elle a été parrainée par des collègues et amis aux kilomètres parcourus. C'est ainsi que Karine a recueilli un très beau montant qui est reversé à « Kom op Tegen Kanker » et « Music for Life ». Dans l'interview ci-dessous, lisez le récit de son voyage héroïque pour la bonne cause !

Karine, raconte : Qu’est-ce qui t’a décidée à participer au Dodentocht ?
En fait, j’ai toujours dit : “Participer au Dodentocht ? Jamais de la vie ! » Cela m’a toujours paru extrême, même malsain de pousser son corps à de telles extrémités pour cette prestation. Mais le 1er janvier de cette année, ma belle-fille, Robin venait proposer une liste de défis. Et à côté d’un semi-marathon et de l’ascension du Mont Ventoux se trouvait également le “Dodentocht”. Je voulais soutenir Robin là-dedans. Je pensais d’abord n’accompagner que pour une petite promenade, mais cela a rapidement évolué en une participation et il était peut-être même question d’atteindre les 50 kilomètres.

Comment t’est venue l’idée de te faire sponsoriser pendant cette épreuve ?
Plus je m’entrainais pour le “Dodentocht”, plus j’étais motivée d’atteindre le but final. On m’avait raconté qu’avec un bon entrainement, les 50 premiers kilomètres étaient relativement faciles à réaliser, mais qu’on ne survivait aux 50 derniers kilomètres que purement au caractère. Quand je me suis demandée comment j’allais me motiver pour maintenir le cap, j’ai pensé aux randonnées pédestres que nous faisions lorsque nous étions à l’école. Nous nous faisions sponsoriser aux kilomètres parcourus et les gains étaient destinés à une bonne cause. Comme j’avais déjà participé aux 1.000 kilomètres à vélos de « Kom op Tegen Kanker » avec mes collègues de Van Dessel et que nous faisons encore cette année une action pour “Music For Life”, l’idée de me faire sponsoriser a rapidement pris forme.

Est-ce que les collègues étaient immédiatement enthousiastes pour te motiver et financer ton parcours pour la bonne cause ?
Au total, pas moins de 62 personnes m'ont parrainée. Outre les collègues, c’étaient également des amis et des collègues de mon partenaire. J'avais créé une présentation PowerPoint dans laquelle j'ai présenté mon projet et, apparemment, cela a été très contagieux.

Comment t’es-tu préparée sportivement pour ta participation au “Dodentocht” ?
J’ai suivi dans la mesure du possible un programme d’entrainement que nous avions reçu de l’organisation. A côté de cela, je suis allée régulièrement marcher pendant les pauses du midi les jours de travail, surtout pour m’exercer à marcher à un rythme soutenu. Tous les 15 jours, le week-end je faisais une marche d’endurance, un entrainement pour marcher de longues distances. Malheureusement, pendant ma préparation une ancienne blessure au tendon d’Achille a refait surface, à cause de laquelle j’ai été obligée de me reposer pendant trois semaines. Mais ensuite j'ai pu récupérer rapidement et j’ai bien supporté un premier grand test, un parcours de 50 kilomètres pendant nos vacances en France.

Et ensuite ce fut le 11 août : le “Dodentocht”. Comment as-tu vécu le parcours ?
Pour être honnête, je l’ai trouvé difficile dès le début. Du fait que presque 14.000 marcheurs prenaient le départ ensemble et devaient passer par d’étroites ruelles, tu marches les premiers kilomètres très lentement. Une fois l’énorme foule dispersée, tu peux te remettre à chercher ton propre tempo, mais alors on commence naturellement à rattraper son retard et à dépasser. Les autres marcheurs ne réagissent pas tous d’une manière amicale et certains même se fâchent. J’avais donc déjà dépensé pas mal d’énergie d’avoir trouvé ma petite place et mon tempo idéaux. En plus, au début j’essayais de rester au contact de Robin, mais son tempo était supérieur au mien et je ne voulais pas aller en surrégime. Je lui ai donc rapidement fait savoir qu’elle ne devait pas m’attendre. De ce fait, j’ai donc marché la plus grande partie du parcours seule, ce qui sur le plan psychique n’est pas de chance.

Au début, j'avais peur de ne pas supporter une nuit entière sans sommeil. Mais l'atmosphère fantastique autour du « Dodentocht » rend la nuit sans sommeil très supportable. Les habitants sur le parcours sont assis dans leur jardin jusqu'au matin et font une vraie fête. Vraiment sympa et motivant ! Tout comme les nombreux messages que j'ai reçus de collègues et d'amis.

Ainsi je suis parvenue assez rapidement à mi-parcours, mais au poste de contrôle à Merchtem j’ai eu un premier moment difficile. Après une longue marche intense, une relaxation soudaine m’a presque fait perdre connaissance. Un quart d’heure les jambes en l’air m’a permis de reprendre la route. Je crois que ma plus grosse erreur a été de me faire masser au kilomètre 62 car j’avais des soucis avec mes ischio-jambiers. Grâce au massage j’ai pu poursuivre et marcher convenablement quelques kilomètres, mais ensuite j’ai eu un sérieux ralentissement. Heureusement à ce moment mon partenaire est venu m’accompagner à vélo. Il m'a menée jusqu'au poste de contrôle à 79 kilomètres. J'y suis repartie, mais mes jambes me faisaient tellement mal que je n'avançais peut-être plus qu’à 3 km/h et je ne pouvais plus que soupirer, gémir et souffler.

Pour cette raison j’ai pris la décision que le poste suivant à 82,8 kilomètres serait la fin de mon parcours. Au rythme qui était le mien à ce moment-là, j’aurais encore été en route pendant 4 heures. J'étais déjà sous antidouleurs mais ceux-ci ne m’aidaient déjà plus: un signe de mon corps qui m’indiquait que c'était terminé. Les derniers centaines de mètres j'ai compté combien de parrainage j'avais déjà récolté avec la distance parcourue, et le résultat me paraissait plus que satisfaisant. Cela a rendu ma décision d’arrêter un peu plus facile.

Effectuerais-tu encore ce parcours de « hussard » dans les années à venir ?
A peine arrêtée, j’ai dit à mon partenaire : “Si un jour je parle encore de participer au “Dodentocht”, interdis-le-moi”. Mais entretemps je suis un peu plus nuancée. Je tenterais bien encore l’aventure sur 100 km de marche, mais alors plus avec cette organisation. Ce serait par exemple préférable de pratiquer un départ en vagues successives en fonction du rythme des gens, comme c’est le cas aux « Ten Miles » d’Anvers.

Et alors la question que tout le monde se pose … Combien as-tu récolté finalement pour les bonnes oeuvres ?
Avec mon parrainage, j'ai recueilli un peu plus de 2.000 euros pour « Kom op Tegen Kanker » et « de Warmste Week » de Music For Life. Mais je viens d’apprendre la fantastique nouvelle de notre CEO, Patrick Verlinden qui va arrondir ce montant à 2.500 euros. Un tel résultat me donne un super sentiment. Je n’ai donc absolument aucun regret d’avoir relevé le défi !
21-09-2017
Intéressé de savoir comment Van Dessel essaie de contribuer à une société sûre et saine ?

Vous trouverez la réponse dans la rubrique "CSR" !